15.02.2008
Début chez Mr Perec
- Le livre que C. m'envoie, parle d'un homo qui accompagne son ami séropositif à la mort et découvre une femme dont il devient amoureux. Je lui est envoyé un long mail de remerciement en lui parlant des anges et de mes questionnements : (@) Bonjour C., Il y a un an, je lisais "Dialogues avec l'Ange" de Gitta Mallasz, qui témoigne d'une aventure spirituelle de la dernière guerre, où 4 amis (dont 3 juifs) se retrouvent pour parler de leur développement perso, et où un jour, l'une des femmes dit "à partir de maintenant ce n'est plus moi qui parle". En fait c'est un ange qui utilise cette femme comme messagère et pendant quelques mois, tous les vendredis, délivre sa parole et Gitta retranscrit. Les trois juifs finissent gazés en camp de concentration et Gitta survivra, et écrira cette histoire. Ce livre m'a beaucoup troublé par sa puissance et la parole posée. / Quand j'ai commencé ma formation de coaching, dans mon groupe de pairs, S. une stagiaire nous raconte qu'un jour elle était au bord du suicide pour une histoire d'amour et qu'après avoir pris conscience que la vie était quand même plus forte, se retrouve à ce moment précis en présence dans sa voiture d'un ami qu'elle n'a pas vu depuis longtemps et qui habite très loin (donc qui n'est pas là). Elle rentre chez elle et lui téléphone. Cette reprise de relation va la conduire à des stages où elle découvrira entre autre l'écriture automatique et surtout très récemment qu'elle est messagère. Elle me dit que je peux poser par son intermédiaire des questions à mon guide... / Dimanche dernier, je l'appelle pour lui demander des précisions, cela m'intrigue et en même temps je me dis pourquoi pas ! Je lui dis que depuis qu'elle nous a raconté son histoire, à plusieurs reprises, j'ai eu l'impression par moment de cette présence marquée par des signes (plumes, rencontres à propos, situations marrantes...). D'ailleurs, je remercie souvent dans ces occasions mon ange, avec un vrai sourire aux lèvres ! Depuis cet été, j'ai repris un journal . Extrait : 28 sept. 04 "Quelle question puis-je poser à S. ? …" S. me dit que les anges ou les guides parfois se manifestent de façon surprenante... Hier je reçois ton livre "La caresse de l'ange" !!! Merci C., en faisant cela tu me permets de lire un livre sur ce sujet de façon découverte, légitime, qui apportera je le pressens des éléments à ma réflexion existentielle. Tu es quelqu'un de très important pour moi, même si on se voit peu. Va bien ! Bises Jules" - Mail de C. : Merci Jules pour ton message, pour moi aussi tu es important, un fil nous relie par delà la distance et le temps qui file, défile…Bises C.
3 oct.. 04 - Retour d'un beau week end d'automne en montagne avec G. et L. , chez les parents de G. qui ont un chalet d'alpage en montagne. C'était très beau. G. qui m'intriguait me paraît très perturbé, L. plutôt sympa et plus ouverte.5 oct. 04 - Soirée avec Bénédicte. Restaurant chinois et spectacle Deschamps-Makaïeff "Les Etourdis", qui me font rêver à une autre vie. Une vie où l'on ose, où l'on fait ce pourquoi on est fait, ce qui nous procure du plaisir, de la passion.
9 oct. 04 - Stage de lecture à haute voix. Aïe, je souffre. Je suis agité, collé au texte que je garde pour moi. Demain on verra. Moral pas complètement en haut. Je suis en approche pour le rdv du 14/10 avec l'osthéo.
10 oct. 04 - Stage de lecture à haute voix. Me voilà exposé, nu. C'est dur, puis je me découvre un peu, encore un peu… C'est un week end où j'aurais avancé beaucoup.
Lundi 11 à Mer. 13 - Clermont Ferrand avec S. et Louis. 3 jours en présence de Louis ; 3 jours de frustration par cette proximité qui me laisse seul, par ces regards échangés à table, en réunion, au bar ou dans la voiture au retour quand je conduisais et que tu étais derrière moi. Je me noie dans tes yeux.
Jeudi 14 oct. 04 - Kairos ! : Mr Perec qui me parle de moi, de Maman… qui me fait du bien, me donne du courage pour passer ce brouillard de tristesse qui est sur mon chemin menant au soleil. Je suis encore un gros bébé qui s'est fait avoir et qui se protège. Mais cela n'a plus raison d'être, me dit –il. Arrête de nous faire chier ! dit-il à mon inconscient… et me voilà libéré un peu plus. Je reverrais ce Mr Perec encore d'autres fois.
C2C - Vendredi 15 février 08 - Un mot adressé à mes oncles et tantes : " Un mot pour vous dire qu'avec Bénédicte, nous avons pris ensemble la décision d'arrêter la relation que nous avions depuis 16 ans, celle-ci devenant trop difficile pour l'un et pour l'autre, chacun à sa manière. Cela n'arrive pas brutalement, même si de l'extérieur cela donne cette impression et vous surprend. Les difficultés datent de plusieurs années en arrière. Nous avons fait l'un, l'autre et ensemble du chemin pour essayer de les dépasser et finalement nous en sommes arrivés au constat et à la décision actuelle. Une nouvelle étape de vie commence pour chacun de nous deux, il nous faudra un peu de temps pour l'ajuster de façon apaisée et de l'organiser matériellement. Une chose qui me parait importante et positive, c'est que nous sommes d'accord et en projet autour de nos garçons. Ils ont pris la nouvelle avec émotion et avec responsabilité A les regarder vivre, j'ai le sentiment qu'ils peuvent passer ce cap si nous ne bougeons pas tout d'un coup, si nous prenons en compte leurs besoins, si nous parlons avec eux, s'ils ne se sentent pas abandonnés et seuls. La famille compte beaucoup pour eux. Papa et Maman accusent aussi le coup et on peut être besoin du soutien des uns et des autres pour passer ce cap. Je vous embrasse. Jules"- Une lettre des tantes (sœurs de mon père) en réponse, qui provoque d'abord une tristesse puis une colère immense qui les dépasse et qui vise mon enfance, l'éducation familiale. J'en écris un mot de retour dont je ne sais pas encore si je leur adresserai, mais je me défoule grave ! : "A la lecture de votre courrier, je suis très en colère devant les jugements que vous portez et l'image que vous avez de moi. Que savez-vous de ma vie ? Qu'imaginez-vous à partir de la connaissance parcellaire de mon histoire, de ma personnalité, de notre vie de couple et de la discorde qui sévit depuis plusieurs années ? Que savez-vous du chemin parcouru par Bénédicte et par moi pendant ce temps pour trouver des solutions ? Que savez-vous des démarches que nous avons fait aussi ensemble ? Comment pouvez-vous porter un jugement sur la maturation d'une telle décision et sur la légèreté imaginée de la séparation ? Qui de Bénédicte ou de Jules est la victime… ? Qu'est-ce qui vous permet de croire que je n'ai ni pensé aux garçons, ni à mes parents et ni à Bénédicte ? Que pensez-vous d'un couple ou les membres sont malheureux pour diverses raisons et que la relation entre eux en devient destructrice ? Que faites-vous quand vous découvrez que vous vous êtes trompé s de chemin ou quand vous n'êtes plus bien dans une situation ? Est-ce le maintien d'un couple avec, par exemple : une dépressive et un alcoolique, qui est la norme, le mieux ? Que pensez-vous de la vie d'enfants et de jeunes dans cette hypothèse ? Comment se fait-il que c'est dans ma famille que je subis le plus de jugements, et cela depuis mon enfance ? Quelle sont ces drôles de valeurs familiales et cette éducation dans laquelle j'ai grandi ? Vous me mettez en colère et je ne me reconnais pas dans ces valeurs. Ce n'est pas comme cela que j'envisage la vie et les relations entre les humains et à fortiori dans une famille et ce n'est pas comme cela que je les pratique. Pour moi, une famille est présente et en soutien ou au moins à l'écoute de ses membres, quand l'un d'eux est en difficulté, pour comprendre avant de porter un jugement. Je vous aime beaucoup et continuerais à vous aimer, mais je n'accepte plus les reproches et la culpabilité semée dans votre courrier. Je suis prêt à échanger avec vous et je vous embrasse. Jules"
- Une semaine beaucoup en dehors de la maison et avec deux réunions du soir et un spectacle pas terrible. De la fatigue et des envies, du moral beau et du moral bas, … Un livre dont m'a parlé P. et qui l'a ému (sans parler de la pédagogie qu'il met dans ses propos !). Un livre de Bernard Werber "L'empire des anges" dans lequel j'entre facilement et qui rassemble une foultitude de concepts mystiques, psychologiques, ésotériques, etc. …et les mets en scène. Détente. Les blogs de pairs me nourrissent. Les blessures des uns font écho aux miennes.
- La dernière séance chez mon psy m'a fait grand bien. Il m'a dit que je pouvais faire ce que je voulais. Aller au hammam, chez un thérapeute genre Perec, bosser comme un fou et éviter de laisser place aux questions de fond, à celles pour qui je n'ai pas de réponse encore, parce qu'elles émergent juste et que je n'avais jamais encore été confrontées. Et je peux aussi leur faire de la place, les observer et les sentir en prenant encore un peu de temps - ce temps précieux qui file maintenant très vite - et y répondre ou tenter des réponses. Non il n'est pas là pour me faire une morale supplémentaire, oui je suis à la mi-temps de ma vie et que j'ai maintenant l'opportunité de la choisir. Je repars bien, après des larmes sur le vide qui m'a construit et celui qui est devant. Y a des verrous qui sautent ! Kairos !
22:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.02.2008
J'y vais ou j'y vais pas ?
- Mercredi 22 sept. 04- Aujourd'hui plus d'argent. Compte à découvert, voiture qui ne se vend pas, voyage au Maroc dans un mois qui pèse sur le budget mais que l'on fera, mi-temps qui plombe le problème. Ça c'est la vie de famille. La famille dont j'occupe la place de père. La maison de famille. Le chat et le poisson rouge. La tondeuse et le barbecue. Le potager et la chaise longue. Le décor grandiose de la montagne et l'air pur qui va avec. Aller avec les enfants chercher le pain et le fromage à pied. Vie pépère où l'on reçoit les amis pour l'apéro à discuter de nos vies de famille, de nos vies pépères bousculées parfois. La maison est à l'écart. A l'écart de la ville, à l'écart du chef lieu, à l'écart du hameau. La compagnie est animale, vaches, jument, un chien ou un chat, avec un peu de chance un renard, un héron ou un écureuil. La compagnie humaine est distante, celle des hommes est très éloignée. Plus de vingt ans d'isolement, de distance. Distance à moi-même, je ne me connaissais pas. D'abord quitter la famille, prendre le large à l'autre bout de la France pour être plus libre. Je pressentais quelque chose, il y avait une lourdeur silencieuse, une emprise sournoise qui me pesait. S'égarer dans des passions qui me valoriseraient aux yeux des autres, tout en me passionnant. La montagne, les relations, la pédagogie, les enfants qui me permettaient d'être dans le mien, d'enfant. De fil en aiguille l'oiseau fait son nid, me voilà mari et père, puis professionnel reconnu, ou encore propriétaire. Les passions passent, d'autres arrivent de la même veine. Ma personnalité s'affine, j'existe et la façon dont ça ce passe ne me va pas. Au secours, j'ai besoin d'aide pour me projeter ! Le divan accueille ma parole, mes doutes, les découvertes qui me font peur, puis agir par petits pas, par petites touches. Le puzzle se compose devant mes yeux. Le décor se dévoile, des taches deviennent des choses à nommer, certains détails manquent encore de matière. Vivre ces deux choses en même temps. Vie de famille et vie personnelle. Il y a encore du chemin à faire. - Cet argent manquant est-il symptomatique des ces questions à résoudre plus profonde. La réparation du psycho au mois d'octobre déclenchera-elle les choses ?Est-ce cela une pensée magique ?
Dimanche 26 sept. 04 - T. au téléphone qui me re-raconte son histoire d'ange. Son envie de suicide, il y a quelques années et après la prise de conscience que la vie était plus forte, l'apparition dans sa voiture d'un ami habitant très loin. Ce contact renoué, peu après, qui l'emmena dans le monde des anges, des guides… puis dans un accompagnement, son accès récent à son guide, à l'écriture automatique, et au fait qu'elle communique, qu'elle peut être messagère pour les autres. Ce qu'elle me raconte ce soir là, me ramène au livre de Gitta Mallasz "Dialogues avec l'Ange" qui m'a profondément troublé à sa lecture. Moi le (assez) cartésien accepte depuis un an ces idées là. T. m'invite si je le veux à poser par son intermédiaire des questions à mon ange ou mon guide ?
Lundi 27 sept. 04 - Depuis une semaine, je vais au moins une fois à la piscine entre midi et deux. Aujourd'hui j'ai acheté des lunettes pour pouvoir nager la tête sous l'eau. Tout d'abord une sensation de "Grand bleu". Voir la totalité du bassin sous l'eau, ambiance bleutée. Les nageurs ont l'élégance du dauphin ou l'inertie de l'éléphant de mer, je me demande dans quelle aqua-esthétique je suis ? Un beau dauphin nage pas très loin de moi, je le suis au même rythme gardant une distance régulière pour ne pas perdre des yeux ses mouvements calmes et uniformes, sa fluidité. Nous passons entre les baleines, les phoques et même quelques méduses. Au bout du bassin, il se retourne avant moi et nous nous croisons, j'aperçois alors, à distance de ma main, sous son nombril, dans l'espace laissé entre le cordon de son maillot et la peau de son ventre l'entrée d'une grotte sombre mais habitée. Je garde le même écart, en espérant voir mieux la prochaine fois…
Mardi 28 sept. 04 - Quelle question puis-je poser à T. ? Ce n'est pas tellement la question qui est importante, (quoi que…) mais c'est le fait de la poser, de me mettre dans une dynamique où j'accepte la possibilité de l'existence d'un autre monde invisible, puissant. De prendre la responsabilité d'ouvrir cette porte et d'en accepter ce que je trouverai derrière. Je ressens le sérieux de la proposition, la non banalité de la situation. Quand j'y réfléchis ma respiration se ralentit comme pour concentrer l'énergie, je me resserre sur moi même, je suis en alerte comme lorsqu'un bruit inconnu me surprend, sur mes gardes. Le corps est oublié pour que les capteurs soient au mieux de leur réception. Alors que je n'en suis qu'à la réflexion, mon mental est déjà sur le qui-vive. Ceci étant dit, quelle est la question ? / Quelle est ma mission ? / Qui est mon guide ? / Quelle preuve ? J'ai besoin d'un signe fort de mon ange. / A quoi servent mes interrogations sur mon orientation sexuelle ? / Quel chemin choisir entre cet état (homosexuel) qui me hante et cette vie (hétéro) que j'accepte depuis le début ? / Que dois-je résoudre sur terre ? Est-ce que cette interrogation posée sur mes attirances ne cache pas autre chose de plus sérieux, grave, important… ?
Mercredi 29 sept. 04- Il y en a un qui me travaille depuis un an, c'est Sylvain. Sylvain est un jeune secrétaire d'une structure avec qui j'ai bossé l'année dernière et que j'accompagne maintenant. Lui c'est une espèce d'oiseau fragile. Son corps reflète cette fragilité, et les habits moulants qu'il met, montrent aucune surépaisseur dût à un peu de graisse qui masquerait des blessures, ces blessures on les voit. La dernière fois que je l'ai vu, c'était en juin. Il était très nerveux, nous nous sommes croisé à une réunion et n'avons pas ou peu échangé. Depuis je sais qu'il a des difficultés dans son boulot. Aujourd'hui, je montais dans son secteur pour une réunion. Ne sachant si il y serait, arrivé avant je suis passé à son bureau pour prendre des nouvelles. La porte était close et je ne l'ai pas vu à la réunion. C'est là que je me suis dit : il y en a un qui me travaille depuis un an, c'est Sylvain ! - Cette nuit, à 2 h 54 je suis réveillé… pipi, boire un coup. Je regarde dehors c'est la pleine lune. Je sors dehors sur le balcon, c'est comme en plein jour, c'est beau… la question de l'ange me travaille toujours.
Jeudi 30 sept. 04 - Mail au groupe de stagiaires : Une demie journée tous les deux mois, c'est hard ! - La boite à mail est silencieuse, on va plus se reconnaître ! - J'ai besoin de vos nouvelles plus souvent ! - J'ai une idée ! Si, on s'envoyait quelques petites nouvelles succinctes de temps en temps (par quinzaine). Pour ne pas perdre le fil, pour garder cette bulle d'air pur à proximité ... Votre avis m'intéresse. C'est celui qui dit qui y est ! Pour moi période assez calme à l'intérieur, en interrogation sur les anges de S., en projet familial pour le Maroc (compte à rebours : 20 jours), en ébullition au travail, en pause jusqu'au 14/10 pour la thérapie. Bises angéliques à tous. - S. m'avait prévenue, les anges ou les guides se manifestent parfois de façon surprenante. Aujourd'hui j'ai reçu un bouquin de C. "la caresse de l'ange" !
C2C - Vendredi 8 février 2008 - J'y vais, j'y vais pas… Au hammam, à l'association gay, au ciné… etc, etc ! Je sors à midi crevé de la semaine. Car même si c'est bien organisé la vie séparée, c'est psychiquement lourd, c'est un vrai changement de vie qui pompe l'énergie. Les garçons demandent de l'attention, ou plutôt le fait d'être seul en responsabilité demande d'être très présent, puis l'organisation logistique (course, cuisine, linge…) que nous faisions à deux, c'est seul. Bref je suis crevé, mails le moral est bon.
- Le hammam ? Les fantasmes sont au plus haut en ce moment. Il faut dire que la solitude donne la place au vagabondage dans les blogs de bi ou de gay qui offrent en plus des témoignages, photos, vidéos de sexe, de beau, de chaud… Donc, l'érection est omniprésente, la masturbation quasi quotidienne, la frustration permanente et le regard sur les hommes affuté ! Donc j'y vais, j'y vais pas au hammam ? 15euros ! "Est-ce bien raisonnable ?" me dit mon ange moralisateur (comme celui d'Haddock) puis il ajoute " tu n'as fait qu'un dépistage, il en resta un à faire le 20 février, tu n'as pas oublié ? Et ton psy que tu vois lundi, tu te rappelles qu'il t'a mis le nez dans ton impulsivité…." L'autre, celui qui ressemble à un diablotin me fait : "T'as vu ce mec ? Il ressemble à ceux des blogs ! Tu la sens cette érection…". Je passe deux fois devant aujourd'hui. Devant et pas dedans. Mercredi, ils font des prix pour les 18/26 ans… je vais voir mon agenda, lol !
- Le resto ? V. m'a invité au pot de naissance de sa société. Je l'ai accompagnée il y a deux ans dans ce chemin de création et de maturation. De belles séances de coaching qui l'on fait avancer et m'ont fait grandir dans cette pratique. Je suis heureux d'être de la fête. J'y retrouve en plus F.et E., deux anciennes collègues de formation coaching. Beau moment de "parler vrai et simple". Voilà, après y avait resto Mais j'y suis pas allé pour aller à l'asso gay !
- L'association gay ? J'arrive en retard parce que déjà avant j'hésitais. Je rentre dans le hall de la maison des associations et je vais lire le panneau qui indique les heures et lieux des différentes associations du soir. Il n'y a d'info sur l'association gay. J'ai pas envie de demander au concierge. Je vois des personnes rentrer, je les trouve tristounets, même si ils n'ont rien à voir avec cette asso, cela me rappelle ma première expérience à Grenoble qui avait été un moment particulier dans ce chemin. Un effort incroyable pour y aller, un malaise devant le rassemblement des gays et lesbiennes à une soirée conviviale où j'étais projeté dans une autre planète sans repères. Au final, je suis parti. Ce soir aussi !
- Le ciné ? C'est plus l'heure mon Jules. Ton indécision s'amuse de toi. Il te reste Thalassa !
Bon je sais ce que chacun peut se dire :"C'est édifiant ce mec n'est pas foutu de prendre des décisions, du plaisir… Il trouve toujours un truc qui l'empêche. Trop cérébral… pas drôle."
Ok ! Mais moi c'est comme ça et je fais avec depuis longtemps. Et surtout je sais d'où je viens, de quelle immobilité j'arrive, genre deux blocs de béton aux pieds que je cogne au burin depuis presque 10 ans. Y a encore du béton, mais je commence à lever les pieds.
- En roulant cet après midi, je me suis dit que j'avais envie qu'à chaque passage dans mon journal, je dise une chose que j'ai trouvé joyeuse, belle, sympa. Alors c'est quoi aujourd'hui ? Le soleil printanier qui chauffe le dos, cligne les yeux, fais éteindre le chauffage dans la voiture… c'est tout simple, mais mon corps est d'accord.
Boite à Com's - Et bien voilà, ouvrir un blog c'est ouvrir des portes. Et derrière les portes, il y a du monde, il y a vous ! Du coup, vos regards entrent dans l'embrasure de ces portes et découvrent mon chez-moi. Voili, voilà et de temps en temps y'en a un qui lâche un commentaire. Du coup, (j'aime bien "du coup !") c'est une nouvelle rubrique qui voit le jour.
- Merci à Christophe et d'ami-lyon pour leur soutien bienveillant.
18:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.02.2008
Entre rêve et réalité...
Kairos - Mercredi 1er sept. - Belle journée. Coaching avec C. qui me confirme l'à propos de la réparation. Farniente au parc en ville où une vieille genre Deschiens avec caddie, bidons et sacs plastiques, chiens… parle seule, farfouille dans son attirail, vit dans son monde. Le monde du parc multiracial est en paix pendant qu'une prise d'otages à l'autre bout du monde fait des ravages.
Jeudi 2 sept. 04 - L'énergie est toujours là. Jour où j'apprends (via les rêves de Bénédicte analysés par sa psy) que mon arrière grand-père inconnu de tous et qui porte un autre nom de famille pourrait avoir été un prêtre ! Why not ! Samuel au téléphone qui a l'air d'être dans des jeux de relations pas très simples et qui en même temps a compris la leçon.
Vendredi 3 sept. 04 - Echappée à la ville. Ville permissive depuis toujours où je visionne un Cadinot. Bulle d'air fantasmatique.
Dimanche 12 sept. 04 - En allant aux champignons, je tombe sur une émission de radio, l'interview d'un écrivain gay Edmund White qui vient de sortir un nouveau livre, Fanny.
Mardi 14 sept. 04- Je trouve un bouquin de White, La symphonie des adieux, à lire en m'isolant comme d'hab.
Mercredi 15 sept. 04- Discussion avec T. Je lui parle de moi, de ce que je suis vraiment. Il me parle de choses monstrueuses qui l'habitent, mais il ne les nomme pas. A suivre…
Jeudi 16 sept. 04- Deux semaines sans prise de note véritable. La rentrée a eu lieu avec son stock de calages dans l'agenda, autour de l'organisation pour faire fonctionner la maisonnée le plus ergonomiquement possible. Je m'oublie un peu. Nous nous rapprochons un peu plus avec Bénédicte. - Groupe de stagiaires On enterre 2004 au punch. T parle d'écriture automatique, qu'elle est messagère, qu'on peu faire appel à elle ? Cela m'intrigue.
Mardi 21 sept. 04- Naviguer entre l'envie et la réalité. Se résigner à vivre ce qui est installé depuis longtemps, ce dont on est responsable, à l'origine. "Rêver par ce que les yeux offrent comme vision idéale. Beaux corps musclés, charnus, tendus, taurins. Regards clairs, sans ambiguïté, souriants, accueillants, parfois fragiles. Exclure le détail, l'odeur de l'effort, le défaut du corps. Exclure l'âme pour y loger le reflet de la sienne. Pour se résigner, il aura fallu explorer le désir, combattre la réalité, rêver l'impossible. Se résigner, c'est partager sa vie entre l'officiel, celui qui permet de vivre en société, vivre avec le plus grand nombre peuplé de quelques hypocrites et, l'officieux, le sous le manteau, le honteux, le caché qui pour les plus téméraire est une aventure exaltante à vivre et pour les autres, dont je semble être, un cauchemar entre l'envie et la honte, entre l'envie et la responsabilité, entre l'envie et l'engagement…De quoi je parle dans ces lignes alambiquées, proustiennes à souhait ? De mon attirance pour les hommes, moi qui en fait partie. De mon regard qui ne s'arrête que rarement sur des femmes ou alors sur certaines belles, fragiles, à protéger. De mon regard qui depuis quelques temps se permet de chercher dans la foule des passants d'une vie, les beaux hommes qui me font m'imaginer des rencontres dignes de films de Cadinot, érotique et porno, où la tendresse virile existe, et aussi le sexe. Le sexe qui permet alors de se retrouver face à un miroir, à faire à l'autre ce que l'on aimerait qu'on nous fasse, jouer avec les corps, jouer avec des god. Il est là le jumeau que je cherche, dans cet instant d'envie qui omet de nouveau et l'odeur et la sueur, et le décor glauque. Ils sont là mes fantasmes. Et je les retrouve dans les romans de White, de Genet. L'écriture a cette force que les images suggèrent. Elle fait le chemin inverse, celui qui passe par les lettres et les mots, les mots et les phrases qui permettent à l'œil intérieur, celui qui parle à l'âme, de faire voir au cerveau cette virtualité que le regard capte de façon parcellaire, fugace et frustrante quand dans la rue je vois passer un homme beau, au regard profond. La réalité n'a pas droit de cité dans cet espace intime, si la réalité est l'espace de consensus de la majorité bien pensante des hommes et des femmes, qui ont petit à petit et depuis longtemps, érigé en modèle porteur des valeurs de la société l'unique modèle d'amour qui se pose sur la procréation et la survie de l'espèce. L'espèce en oublie l'espace. L'espace à laisser à la diversité qui apporte autre chose, qui apporte la surprise, l'inconnu, l'original, le mouvant et l'émouvant. L'émouvant est plus rassurant que l'obligeant, il fait place à une certaine liberté. Aujourd'hui j'en suis là. La résignation me semble le plus vivable au regard des contraintes posées. Mais pour combien de temps ? Quand le regard d'un inconnu se posera sur moi, cet écrit sera peut être caduque !"
C2C - Jeudi 7 février 2008- Mardi, je suis allé au ciné voir le dernier des frères Cohen "No Country for Old Men". Pas mal dans le délire et le meurtre.- Dire, lundi, à mon psy du moment que j'ai un peu du mal entre sa méthode plutôt classique qui me parait un peu maternante, protectrice, freinante, lente et assez intellectuelle et l'autre, la thérapie psychocorporelle d'impact, qui est plus mâle, intuitive, instinctive, dans l'acte et parfois dans la prise de risque.
- D'aller sur le blog d'autres hommes comme moi, me sort de ma solitude passagère, me donne à voir que nous sommes quand même nombreux à vivre ces situations. J'aime bien ce vagabondage virtuel. Merci à vous les amis. D'ailleurs demain je vais certainement aller me frotter au réel en allant à une soirée de l'asso gay du coin.
22:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note









